Mesurer une surface en mètre carré

Un homme est en train de mesurer un mur pour calculer la surface en mètres carré d'une pièce.

Article mis à jour le 7 juillet 2024

Si vous êtes propriétaire et que vous comptez vendre ou louer votre appartement ou votre maison, il est primordial que vous sachiez la taille de votre bien pour faire une estimation du prix. Pour réaliser la mesure en mètre carré, il y a différents paramètres à prendre en compte, tel que la forme de la superficie.

Calculer la superficie en m² de son appartement/maison

Pas besoin d’être très fort en mathématiques ou d’avoir certains outils spéciaux pour réaliser ce calcul. C’est assez simple, tout d’abord, il vous faudra vous munir d’un mètre. En règle générale, les pièces à évaluer sont en rectangle, il faut alors mesurer la largeur et la longueur de la pièce pour ensuite les multiplier. En somme, surface = longueur x largeurs.

Par exemple, pour une pièce rectangulaire ou la longueur est de 5 mètres et la largeur de 3,4 mètres, en multipliant les deux chiffres, cela nous donne 17 mètres carrés.

S’il s’agit d’un carré, c’est encore plus simple, puisque tous les côtés d’un carré sont égaux, il faudra juste multiplier par elle-même la mesure d’un côté. À titre d’exemple, si le côté mesure 3 mètres, en le multipliant par lui-même, on trouve 9 mètres carrés (3 × 3 = 9).

Il est bon de savoir comment évaluer la superficie d’un triangle, c’est utile même si c’est plus rare. Mesurez la longueur de sa base (la partie la plus large) et sa hauteur (la distance verticale entre la base et le sommet). Multipliez ensuite ces deux mesures. Enfin, divisez le résultat par 2 ou multipliez-le par 0,5. Cela vous donnera la surface du triangle.

Enfin, pour savoir la superficie totale de votre maison, il suffit d’additionner la surface de chaque pièce.

Calculer la superficie d’un espace complexe

Lorsqu’il s’agit de mesurer la surface d’une pièce intérieure qui ne présente pas une forme rectangulaire ou carrée, cela peut sembler compliqué. Mais il y a une solution, vous pouvez découper la pièce en sections géométriques, comme des carrés, des rectangles ou des triangles.

Mesurez ensuite chaque section individuellement et additionnez les superficies (en mètres carrés) pour obtenir la superficie totale. Dessiner un schéma de la pièce sur du papier pour vous aider à visualiser cette découpe.

Cependant, pour des pièces complexes à mesurer, notamment celles avec des formes inhabituelles telles que des mansardes, il est recommandé de faire appel à un professionnel de l’immobilier. Ces experts, spécialisés dans ce genre de calculs, afin de garantir des mesures précises, en particulier dans des contextes juridiques, tels que des biens en copropriété ou des biens destinés à la localisation. Ils ont une connaissance approfondie des différentes catégories de superficies définies par la loi.

Calcul des mètres carrés : méthode 360

Une alternative pour déterminer la superficie en mètres carrés de votre bien est la méthode 360°. Bien que cette méthode puisse être coûteuse, elle offre une grande précision dans le calcul des m². Pour cela, vous placez un appareil de mesure sur un trépied qui effectue un balayage des pièces pour effectuer automatiquement le calcul des mètres carrés.

Surface habitable ou surface de plancher

La superficie habitable est une notion légalement définie par le Code de la Construction et de l’Habitation. Elle englobe la surface du sol bâti, après déduction des espaces pris par les murs, les cloisons, les marches d’escalier, les gaines, les encadrements de portes et de fenêtres. En d’autres termes, il s’agit de la zone « utilisable » par les occupants du logement.

La superficie habitable ne tient pas compte, des combles non aménagés, des réserves, des remises, des terrasses, des balcons, des séchoirs extérieurs, des vérandas, des caves et des sous-sols. De plus, les parties du logement avec une hauteur sous plafond inférieure à 1,80 mètre ne sont pas incluses dans le calcul de la superficie habitable.

Une femme et un homme en train de mesurer un mètre ruban.

Quant à la surface de plancher, elle représente la somme des surfaces de tous les niveaux construits, qu’ils soient fermés ou couverts, ayant une hauteur sous plafond de plus de 1,80 mètre. Le calcul de la superficie de plancher est généralement utilisé dans le contexte de projets de construction.

Les types de surface

Dans le secteur de l’immobilier, il existe plusieurs méthodes de mesure permettant de déterminer la superficie d’une habitation. Chacune de ces méthodes répond à des exigences légales distinctes, ce qui peut parfois prêter à confusion. Voici un aperçu des méthodes utilisées :

La surface pondérée : cette approche est employée principalement par les syndicats de copropriétés. Elle permet une évaluation précise de la valeur d’une unité immobilière au sein d’une copropriété en prenant en compte divers facteurs tels que l’emplacement dans le bâtiment, la vue ou encore l’étage dans lequel se trouve le bien. Ces critères sont utilisés pour répartir équitablement les charges entre les propriétaires.

La surface utile : définis l’article R331-10 du code la construction et de l’habitation. Cette méthode correspond à la surface habitable du logement, augmentée de la moitié de la superficie de ses annexes. Les pièces considérées comme annexes sont :

  • Balcons, vérandas, terrasses et loggias
  • Combles aménagés et greniers
  • Caves et sous-sols
  • Ateliers et remises
  • Celliers extérieurs

La loi Carrez : créée en 1997, c’est un mesurage obligatoire, lorsqu’il s’agit d’une vente ou d’un bien en copropriété (par exemple, une maison dans une résidence). Elle est appliquée pour évaluer la superficie privative d’un bien en soustrayant les surfaces occupées, telles que les murs, les cloisons, marches, cages d’escalier, gaines, embrasures de portes-fenêtres, etc. Cela revient à déterminer la surface de plancher du lieu.

La loi Boutin : elle est rentrée en vigueur en 2009, afin de protéger le locataire. Elle concerne uniquement la location d’un logement. Cette loi oblige le propriétaire à fournir un diagnostic de l’espace habitable, ainsi, elle protège l’intérêt des locataires. En effet, ils pourront comparer les montants des loyers au mètre carré habitable.

Elle permet également au locataire de comparer les frais d’agence, qui se base sur la surface habitable. Si ce diagnostic n’est pas réalisé, l’appartement ou la maison en question ne pourra pas être loué.

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