Article mis à jour le 12 octobre 2025
Si certains insectes sont inoffensifs pour le citronnier, d’autres sont susceptibles de nuire à son bien-être et à son développement. Pour mieux prendre soin de votre arbre, vous devez être en mesure d’identifier ces nuisibles et pouvoir les éradiquer.
Pourquoi les fourmis envahissent-elles mon citronnier ?
Les fourmis qui envahissent le citronnier et autres arbres fruitiers sont souvent en quête du miellat. Il s’agit d’une substance sucrée et collante que différents ravageurs laissent traîner derrière eux après s’être délectés de la sève de l’arbre. Au nombre de ces nuisibles (généralement qualifiés de piqueurs-suceurs), s’illustrent la cochenille, le puceron et la mouche blanche.
La cochenille
Il existe plusieurs types de cochenilles qui sont différentes en apparence mais qui n’ont qu’un seul objectif : se nourrir de la sève des végétaux. Les cochenilles farineuses sont les plus répandues, elles sont particulièrement actives en période de sécheresse. Elles apparaissent sous forme d’amas cotonneux qui s’installent sur les tiges et les feuilles.
Le puceron
Les pucerons sont de minuscules insectes (mesurant moins de 5 millimètres) au corps mou et ayant une grande variété de couleurs. On les retrouve souvent sur les parties les plus tendres du citronnier, en particulier les bourgeons et les boutons floraux. Ils ont ainsi plus de facilité à accéder à la sève et à l’absorber.
La mouche blanche
Également appelées des aleurodes, les mouches blanches sont de minuscules insectes de couleur blanche et ayant une taille d’environ trois millimètres.
En nombre abondant, pucerons, cochenilles et mouches blanches affaiblissent les arbres attaqués. Il s’ensuit un retard de croissance, le jaunissement des feuilles ainsi que la déformation des bourgeons.
Pour continuer à bénéficier du miellat, les fourmis endossent le rôle de garde du corps. À ce titre, elles éloignent les ravageurs naturels des cochenilles, des pucerons et des mouches blanches, en l’occurrence les coccinelles.
La fumagine, une conséquence des attaques de cochenilles et de pucerons
Le miellat produit par les parasites attire également des champignons apparaissant sous forme d’une suie noirâtre appelée “la fumagine”. Celle-ci recouvre la surface et le revers des feuilles. En plus de son aspect disgracieux, ce phénomène perturbe la photosynthèse en s’interposant entre la lumière et la surface des feuilles. Cela retarde la croissance de l’arbre et réduit sa fructification.
Comment éliminer les fourmis sur un citronnier ?

Il est possible d’éliminer les fourmis en même temps que les cochenilles et les pucerons. Pour cela, il suffit de vaporiser sur les tiges et les feuilles un insecticide du commerce ou une formule naturelle composée de :
- 25 ml de savon noir,
- une cuillère à soupe d’alcool à brûler.
Secouez bien le mélange avant de le vaporiser et pensez à l’appliquer par temps calme et en soirée de préférence.
Pour éviter que les fourmis envahissent de nouveau votre citronnier, une astuce consiste à répandre du marc de café séché tout autour de son pied. Outre ses fonctions répulsives, cela agit également comme un engrais naturel qui fournit des nutriments à l’arbre.
Autres parasites du citronnier
Les citronniers sont susceptibles d’être attaqués par la mineuse des agrumes et les araignées rouges. Très actifs en été, ces parasites se développent dans les atmosphères chaudes et sèches.
La mineuse des agrumes
Comme son nom l’indique, ce parasite s’attaque principalement aux agrumes tels que le citronnier, l’oranger, le mandarinier… Il se présente sous forme d’une larve qui pénètre dans l’épaisseur des jeunes feuilles tendres et les dévore de l’intérieur.
La mineuse des agrumes creuse des galeries à travers l’épaisseur des feuilles. Ces dernières présentent alors un aspect déformé. À terme, elles se fragilisent et finissent par tomber. Pour lutter contre ce parasite, supprimez les tiges portant des feuilles atteintes. Détruisez les œufs restants en appliquant de l’huile de neem1.
Le tétranyque tisserand ou araignée rouge
De couleur rouge, le tétranyque a la même apparence qu’une araignée. De taille minuscule, il a tendance à tisser des toiles entre les feuilles. Vous pouvez observer de petits points rouges correspondant aux tétranyques tisserands se déplacer entre ces toiles.
Un autre symptôme est l’apparition de points de décoloration voire la dépigmentation du feuillage. En nombre abondant, les araignées rouges provoquent la décoloration et le dessèchement des feuilles. Les jeunes plants de citronniers sont susceptibles de succomber à une attaque en masse d’araignées rouges.
Pour détruire les araignées rouges, n’hésitez pas à appliquer un remède naturel à base de savon noir et d’alcool à brûler. Parmi les moyens de lutte biologique figure l’adoption de coccinelles. Pour cela, il suffit de vous procurer des œufs de coccinelles dans une jardinerie et de les faire éclore sur votre citronnier. Une seule coccinelle peut dévorer jusqu’à une cinquantaine de parasites par jour.
Comment prémunir un citronnier des attaques de parasites et d’insectes ?
En période de croissance, traitez votre citronnier avec du purin d’ortie ou de fougère. Ces derniers permettent de renforcer son système immunitaire, l’aidant à mieux résister aux parasites suceurs de sève.
En cas d’infestation, isolez votre citronnier des autres plantes pour éviter qu’elles soient contaminées. Pensez également à pulvériser du purin d’ortie ou de fougère sur les plantes saines pour les protéger d’éventuelles attaques.
Planter une capucine ou du basilic près du citronnier constitue une association bénéfique dans la lutte contre les parasites. En effet, les pucerons sont naturellement attirés par les capucines, ce qui laisse du répit aux plantes environnantes. En revanche, le basilic repousse les nuisibles grâce au parfum qu’il dégage.
Note de bas de page
- Neem : arbre originaire d’Asie dont toutes les parties – feuilles, graines, écorce et racines – contiennent des substances naturelles utilisées pour améliorer la santé, soigner certains maux et préserver les cultures. ↩︎

